Pour tout savoir sur la clôture des marchés US et sur la séance du jour à Paris
En direction des 6000 points 
(12/11/2019 | 15:55)

Les avancées sur le front du commerce et le maintien des politiques monétaires accommodantes des banques centrales ont entretenu l'appétit pour le risque des opérateurs ces dernières semaines, permettant à l'indice parisien de revenir sur des niveaux inédits depuis mi-2007.
Les opérateurs profitent ainsi des espoirs d'un accord et de l'apaisement des tensions commerciales pour accroître leur exposition sur les actifs risqués, d'autant plus avec la perspective d'un assouplissement des barrières douanières à l'échelle mondiale, ce qui devrait être bénéfique pour la croissance à moyen terme. 

Sur 1 mois, les valeurs les plus sensibles au commerce ont fortement progressé, à l'image d'ArcelorMittal (+16%) ou STM (+14.9%). Une rotation sectorielle s'est par ailleurs effectuée au profit des bancaires (Société Générale +13%, Crédit Agricole +12%) alors que les titres à caractère plus défensif ont fait du surplace, tels Accor (-3%), Carrefour (-1.3%) ou L'Oréal (-0.7%). 
Les opérateurs devraient garder les yeux rivés sur les prochaines annonces sur le commerce, principal catalyseur à l'heure actuelle. 

Graphiquement, le CAC40 suit une dynamique positive sur toutes les échelles de temps, ayant repris plus de 9% depuis son point bas d'octobre. L'indice se rapproche désormais du seuil symbolique des 6000 points et seule une chute sous les 5700 points fragiliserait la configuration actuelle.



Laurent Polsinelli
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La dernière de Draghi 
(25/10/2019 | 08:42)

En marge d’un statu quo attendu de la BCE, son président Mario Draghi s’est efforcé, au moment de tirer sa révérence, de défendre à la fois son bilan et la feuille de route actuelle de l’institution.

L’économiste italien a en effet tenu à répondre à ses détracteurs en assurant que sa politique ultra-accommodante présentait davantage de conséquences positives, notamment en matière de crédit et d’emploi, que d’effets indésirables. Malgré l’interminable faiblesse de l’inflation, il a même qualifié les taux négatifs d’expérience « très positive ».

Si la presse a par ailleurs dévoilé récemment de profondes divisions au sein du Conseil des gouverneurs, Mario Draghi a aussi insisté sur le fait que l’ensemble des décisions de septembre avaient été prises à l’unanimité, douchant les attentes autour d’un potentiel réajustement sous l’ère Lagarde.

De façon anecdotique, la Banque centrale européenne les a confirmées ce mois-ci en laissant ses taux inchangés, en particulier son taux négatif sur les dépôts (-0.5%), et en confirmant l’injection de 20 milliards d’euros par mois dans l’économie dès le 1er Novembre prochain et pour une durée indéterminée.

Hasard du calendrier, les derniers indicateurs PMI avaient fait état, peu avant ces annonces, d’une aggravation de la contraction de l’activité manufacturière en zone Euro, en particulier outre-Rhin. Dans l’Union monétaire comme en Allemagne, moteur du Vieux-Continent, les chiffres ont manqué le consensus des économistes.

En dépit d’un Brexit qui « semble » progressivement vouloir se dénouer, la tâche de Christine Lagarde à la tête de la BCE s’annonce donc ardue, surtout si les appels aux Etats à mener des réformes structurelles, déjà initiées par son prédécesseur, continuent à rester lettre morte.

Graphiquement, malgré la faiblesse relative du billet vert, l’Euro peine par conséquent à s’installer durablement au-delà de 1.1143 USD, niveau-clé précédemment évoqué et au-delà duquel la tendance baissière de moyen terme serait remise en cause. Tant que les cours évoluent sous cette résistance, un retour vers 1.1035 puis 1.0899 conserve toute crédibilité.



Mathieu Burbau
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